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Le 02 novembre 2002 Egg, banque en ligne créée par le britannique Prudential, lance en France sa première campagne de communication grand public.

Objectif : installer rapidement et simultanément une marque et un produit bancaire qui bousculent profondément les idées reçues en matière d’argent, et qui se positionnent d’emblée du côté du client. Coeur de cible : une population de français ayant entre 25 et 49 ans, plutôt urbains, et CSP+.

« La lutte contre les idées reçues » sera le thème de la campagne irrévérencieuse imaginée par BDDP&Fils.  5 films et quatre annonces presse furent conçus sur ce thème, afin de positionner Egg comme une marque anticonformiste qui contrairement à d’autres reversait à ses clients 1 % du montant de leurs achats effectués sur l’année.

La campagne fut déclinée en presse avec des visuels qui se firent remarquer :

Alors que la campagne Egg passait à la télé depuis quelques temps, et que le Bureau de vérification de la publicité (BVP, aujourd’hui ARPP) avait délivré un avis favorable à sa diffusion, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) décida d’interdire trois des cinq spots, tous censés remettre en cause des idées reçues. Exit le chaton jeté dans le vide qui occasionna un très grand nombre de plaintes,  fini aussi le Suisse incendié censé montrer que oui l’Helvète est «capable de courir vite» : Motif : «discrimination raciale». Interdites enfin les images d’un nain nourri au potage  au nom du «respect de la personne humaine». Voici ces 3 films interdits :

« Les Chats retombent toujours sur leurs pattes »

« La soupe fait grandir »

« Les suisses sont lents »

Malgré tous ces efforts publicitaires, le produit ne réussira pas à percer et sera abandonné en 2004.

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