image

En 1 semaine, une parfaite inconnue va tenir en haleine la France.

Le 31 août 1981, une jeune femme en maillot de bain annonce à la France entière ” Le 2 septembre, j’enlève le haut”. Sur 900 affiches 4×3 dans Paris et 6 villes de province de plus de 500000 habitants s’exhibe la poitrine dénudée de Myriam Szabo, 19 ans, mannequin. Elle s’engage alors : “Le 4 septembre, j’enlève le bas”. Et le 4 septembre, c’est la quasi-apoplexie : Myriam dévoile ses fesses avec une troisième accroche qui est la révélation de cette campagne teasing “Avenir, l’afficheur qui tient ses promesses”.

La France ne parle plus que de cela. Héroïne des médias, Myriam déclenche la polémique. A Lille, l’association “Du côté des femmes” dépose plainte pour “outrage aux bonnes moeurs”, “atteinte à la dignité des femmes” et “incitation au voyeurisme”. Et le 05 septembre, le tribunal de Lille condamne l’afficheur à recouvrir “partiellement ou totalement” ces fesses qui dérangent.

L’intention de la société Avenir qui était de démontrer à ses clients qu’il est possible de poser une affiche en quelques heures, puis d’en changer si on le souhaite tous les deux jours. La campagne Myriam a largement couvert sa cible composée alors de 4500 publicitaires français et de leurs annonceurs, puisqu’en septembre 1981, la campagne avait déjà rapporté près de 300 000 euros de retombées presse touchant ainsi également le grand public.

(Agence CLM/BBDO)

Septembre 1981

Quelque chose à dire ?